PASTEL

Dans cette nouvelle pièce de la série Carré, la rigueur de la grille se laisse doucement traverser par la matière et la couleur. Pastel déploie une constellation de plus 720 carrés, chacun comme une micro-surface autonome, vibrante et imparfaite.

Les teintes, tantôt poudrées, tantôt plus franches, oscillent entre douceur et éclats : des bleus délavés, des ocres chauds, des rouges diffus, des verts apaisés. Rien n’est uniforme, tout respire. Chaque carré porte une empreinte, une trace, presque un fragment de geste, comme si la peinture s’était déposée là en mémoire. La répétition structure l’espace, mais elle n’enferme pas. Au contraire, elle crée un rythme, une respiration visuelle qui invite le regard à circuler librement, à se perdre dans les variations infinies de texture et de couleur.

Pastel est une œuvre d’équilibre : entre ordre et accident, entre douceur et densité, entre surface et profondeur. Une mosaïque sensible où chaque élément compte, mais où l’ensemble dépasse toujours la somme de ses parties.

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